Emoi
est une association missionnaire qui diffuse le cédérom EtMoi
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le but est de diffuser des contenus prônant les valeurs fondamendales
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Saint Père
Texte du Père Francis Volle
Biologiquement
tout homme a un père.
Jusque dans les opérations les plus osées de " procréation
médicalement assistée " (clonage inclus)
on retrouvera le Y de la cellule masculine.
Mais nous sommes invités à dépasser cet aspect physique pour entrer dans l'ordre moral relié à la filiation.
Celui
qui nous a donné la vie a droit à une gratitude souveraine
(après Dieu, bien sûr, et après la mère).
On
l'appelle piété filiale.
Normalement on n'évoque son père qu'avec respect et affection.
Il
faut qu'il y ait eu quelque part beaucoup de désordre, dans la genèse
d'une vie ;
Ou d'une époque éducative, pour qu'un enfant en soit détourné.
Une
mère qui n'aurait pas le souci de faire remonter vers son mari la tendresse,
plus spontanée encore des siens à son endroit,
serait destructrice de leur psychisme, perversion de leur cur.
La
famille est, de soi, une centrale d'amour,
comme elle est source d'équilibre mental pour tous ses membres.
Il
peut y avoir évolution, certes, dans l'expression de la piété
filiale.
Les
filles sont d'ordinaire en permanence admiratrices de leur père.
Chez
les garçons le sentiment de départ s'affaisse plutôt au
moment de l'adolescence
qui soupire après l'indépendance, et puis ça remonte.
On
connaît le discours :
Jusqu'à 10 ans : Mon père sait tout !
De 10 à 15 ans : Mon père sait presque tout !
De 15 à 18 ans : Je ne vais tout de même pas le demander à
mon père !
De 18 à 30 ans : Mon père n'y est plus !
De 30 à 50 ans : Je pourrais en parler à mon père !
On
a supposé ici un père à la hauteur de sa mission.
Ce
n'est pas toujours le cas, hélas !
Des
garçons qui sont des minets ne se préparent pas à devenir
de vrais pères de famille.
La
virilité ne s'apprend pas à l'âge adulte.
"
On demande des pères " ; ce cri qui est le titre d'un livre moderne
exprime un besoin criant de notre société.
Plus
encore - on n'y songe peut-être pas ! - dans l'Eglise et son sacerdoce.
On
appelle le prêtre "Père ", sans doute parce qu'il engendre
spécifiquement à la vie divine,
laquelle inclut au premier chef une remontée vers Dieu, Père
des pères.
Mais aussi parce que la virilité doit être manifestée chez lui sans nuire à sa bonté.
Surtout
s'il est célibataire cette qualité lui est requise pour s'imposer
et au besoin se faire respecter.