Emoi
est une association missionnaire qui diffuse le cédérom EtMoi
dont
le but est de diffuser des contenus prônant les valeurs fondamendales
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le mediateur .net
est le site internet de dialogue,
complémentaire au cédérom Et Moi
...bon pour eux
Texte du Père Francis Volle
Tous les hommes, de tous les temps, sur toute la terre,
dans toutes les civilisations sont sensibles à l'irradiation de la
bonté.
A
mesure qu'ils perdent intérêt aux idées,
il arrive même qu'ils ne connaissent plus d'efficacité qu'à
son langage.
C'est parfaitement le cas dans notre présent anti-intellectualiste.
La
discussion ne donne rien ou presque,
soit parce que personne ne se rend volontiers aux raisons d'un interlocuteur
qui vous convaincrait d'erreur,
soit parce que le scepticisme s'est généralisé
au point de ne plus admettre vérité aucune.
Ou plutôt chacun la sienne ; ce qui revient au même.
Par
contre la bonté garde son prestige,
d'une part parce qu'elle n'humilie personne,
d'autre part parce qu'elle atteint l'autre
dans sa partie la plus noble,
le cur
Manifester
de la bonté à quelqu'un
c'est non seulement se montrer soi-même aimable
mais dire implicitement que celui qui nous écoute
ou que nous côtoyons
l'est aussi
puisqu'il est digne de notre contact !
Nous
avons tous faits l'expérience
d'un changement de regard vis-à-vis d'un interlocuteur
et d'un sursaut de bonté personnelle
à partir du moment où nous avons été l'objet d'une
attention affectueuse.
La
littérature nous en offre mille cas.
J'en relèverai seulement un
apte à toucher les plus endurcis.
C'est tiré du livre Miguel MANARA, de Oscar Vladislas de Lubicz.
Don
Miguel est le Don Juan de Séville,
coureur de jupons invétéré, dont nous avons tous entendu
parler.
Entendu parler plus dans ses immoralités que dans sa conversion.
Car
conversion il y a eu et voici comment elle s'est amorcée :
notre Don Juan a poursuivi une femme très pure, Girolane, jusque dans
une église.
Mais
bien loin de se laisser séduire,
celle-ci se fait l'avocate du débauché :
" Vous n'êtes pas aussi coupable qu'on le dit et que vous le croyez
vous-même, don Miguel.
Après
tout, les femmes que vous avez attrapées
c'est qu'elles le voulaient bien.
C'est comme pour les papillons et les oiseaux.
Ces
femmes ne se laissaient prendre
que parce que Dieu n'était plus dans leur cur, etc
"
Notre
don Miguel est subjugué par ce langage
et le voilà qui s'effondre :
" Que ne m'a-t-on dit plus tôt que j'avais l'âme bonne !
"
Trop
beau pour être vrai ?
Pour être reproduit ?
Essayez
voir !